Beaucoup de consommateurs de spiruline y viennent avec comme idée de renforcer leur immunité. Cet usage est quelque chose de très étudié et l’utilisation de la spiruline dans la lutte contre des infections fongiques de Candida albicans ne fait pas exception, avec d’amples démonstrations expérimentales.

Une infection de Candida albican visualisée en couleurs. Un problème immunitaire en perspective ? Credits: CC-by by Ed Uthman https://www.flickr.com/photos/euthman/3952574619/

Candida albicans : une infection déplaisante et mauvaise pour l’immunité

Candida ablicans est une levure le plus souvent inoffensive et dont nous sommes quasiment tous porteurs. Pour autant, chez les personnes fragilisées, aux défenses immunitaires affaiblies, la Candida peut se développer fortement et provoquer une infection fongique appelée candidose, avec notamment des symptômes d’inflammations génitales, buccales et oesophagiennes.

La spiruline et Candida albicans en quelques mots…

Plusieurs études scientifiques tendent à indiquer que la spiruline pourrait être un complément idéal pour assister le corps dans son combat une infection de Candida albicans, sans toutefois se substituer à d’autres traitements ou interventions.

Candida albicans est dans le viseur de la spiruline

Notez qu’il a été mis en évidence de façon expérimentale que la spiruline apportait un boost immunitaire au bout de seulement quelques jours mais s’estompant au bout d’un peu moins de deux mois. La spiruline pourrait donc offrir une fenêtre d’action pour assister le corps lors d’un traitement visant à éliminer l’infection au Candida albicans.

Il s’agit ici d’informations générales et pas de conseils médicaux ou d’affirmations quant à l’efficacité démontrée de la spiruline, qui, il faut le rappeler, n’est en aucun cas un médicament. Veuillez vous adresser à votre praticien de santé afin de bénéficier de son éclairage sur le sujet et porter à sa connaissance ces éléments peu connus de la spiruline.

Pour aller plus loin : le support scientifique derrière les affirmations

Trois études ont creusé la question et ont démontré des effets in vitro, chez la souris et chez l’être humain. Deux de ces études ne concernaient cependant que des extraits de spiruline et le tableau général ne permettent pas d’établir avec certitude si les résultats ne seraient pas encore meilleurs ou si ces extraits ont justement parfaitement été ciblés comme la source de l’effet antifongique de la spiruline.

En milieu in vitro, l’effet de la spiruline sur Candida albicans est démontré par « [Stimulating and inhibiting effect of Spirulina platensis on microorganisms] » in Zhurnal mikrobiologii, epidemiologii, i immunobiologii (6):20-4 (2001), ainsi que celui de plusieurs extraits de composés de spiruline par « Antibacterial activity of volatile component and various extracts of Spirulina platensis » in Phytotherapy research 18(9):754-7 (2004).

Sur modèle animal (rats), des composés de la spiruline (polysaccharides et phycocyanine) améliorent considérablement la réponse immunitaire contre une infection fongique au Candida albicans d’après « Efficacy of Rhodotorula glutinis and Spirulina platensis carotenoids in immunopotentiation of mice infected with Candida albicans SC5314 and Pseudomonas aeruginosa 35 » in Folia microbiologica 55(1):61-7 (2010).

Chez la souris, c’est un extrait de polysaccharide de la spiruline qui a su démontrer son efficacité dans l’amélioration de la réponse immunitaire. : « Enhancement of human adaptive immune responses by administration of a high-molecular-weight polysaccharide extract from the cyanobacterium Arthrospira platensis » in Journal of Medicinal Food 11(2):313-22 (2008). (Notez bien que nous avons une position officielle sur l’expérimentation animale où nous expliquons pourquoi nous avons parfois recours à des citations d’études dont nous ne sanctionnons pas les méthodes utilisées.)

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